vendredi 23 octobre 2009

Photo d'un bout de ciel posant.

Que voit-on ?
Du bleu, surtout et du blanc, 
comme une mer vagues de coton 

De l'air propre,des nuages 
en promenades. 


Peut-être. 

On peut dire ça.
Mais ça ne suffit pas.  
Allons ! 
Regardez bien !
Ne voyez-vous pas les deux crocodiles
au premier plan 
qui ronflent en dormant ?




Et ils font autre chose ces messieurs en ronflant :

L'un pleure et fabrique de la pluie

L'autre souffle et créé un brouillard gris 
Tout ça en faisant beaucoup de bruit

ce qui fait peur aux étoiles la nuit.


 

"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton"
Gaston Bachelard

samedi 17 octobre 2009

Travailler sur une histoire qui parle
de gourmandise n'est pas de tout repos,
sans danger, croyez-moi !
Ces derniers jours,
J'ai croqué mon savon
comme il ressemble à du nougat
J'ai délaissé la soupe
pour des bouillons au nutella
Je croque toute la journée
des bananes, des fraises tagada
Quand on me demande l'heure
je dis : c'est l'heure du chocolat !
Et j'achète tant de bonbons
que les enfants sont jaloux de moi.
Vivement que cette histoire 
pour Projet 7 - dont le thème,
cette année, est bien celui que vous
avez deviné - soit achevée. 

En attendant, envolons-nous 
pour la suite des aventures de ce petit vent
un brin fainéant..



"Quelques battements d’airs plus tard, le petit vent se retrouva au-dessus du village des hommes. Sa maman s’y rendait quotidiennement pour balayer les rues, sécher les linges étendus ou ôter la poussière des statues. Comme Danlalune l’avait souvent accompagnée, il n’eut pas peur de s’y aventurer.
La rue dans laquelle le petit vent s’engagea était déserte. Pourtant les villageois n’étaient pas en train de faire la sieste car du côté de la grande place provenait un fort brouhaha. Danlalune s’en approcha. Les habitants étaient tous là ! Très bruyamment, ils discutaient car ils étaient inquiets : depuis le début de la matinée, la température ne cessait d’augmenter….


- Ah, mais qu’est-ce qui nous arrive ? s’inquiéta un autre, ma femme a posé son panier d’oeufs sur ma tête, et voilà qu’ils ont cuit !!
- Ah, c’est énervant !! disait l’un en grommelant, si l’on s’énerve, on a encore plus chaud. C’est énervant !
- Ah, mais qu’est-ce que c’est que ce temps ? ronchonna une troisième voix. Que se passe-t-il aujourd’hui ! Moi qui suis vieux comme ces arbres – et du petit doigt, il montra les peupliers centenaires qui se trouvaient sur la place - je n’ai jamais vu ça !! Quelle journée !! Le soleil est-il malade ? Les vents nous ont-ils oubliés ? Et la pluie, où est-elle : à la mer ou sous les cocotiers ? »


Danlalune ne savait pas ce qui était arrivé à la pluie (comme toujours, elle devait être très occupée). Quant au soleil, il ne pensait qu’il était malade car il avait toujours eu une si bonne santé. Mais puisque aucun vent ne s’occupait de ces gens, il se dit que le moment était venu pour lui d’agir comme un grand. Après tout, se dit-il, j’ai bien vu comment s’y prend maman et ainsi elle verra que je ne suis plus un bébé !»


Piqué de curiosité vous êtes et vous voulez connaitre la suite ?
Un mail et je vous l'envoie !

jeudi 8 octobre 2009



Histoire  * Danlalune, le petit vent rêveur * 

Après une période rouge 
de textes en vers, voici un texte 
en prose bleue
Paraîtrait qu'il est un peu
difficile pour des enfants. 
Approuvez-vous ? Déniez-vous ? 
Vous offusquez-vous devant 
une telle affirmation? 
Je serai curieuse de le savoir...                                                                                                      

A

Près d’un petit village, en haut d’une montagne, vivait une famille de vents. Le papa, un ouragan, était souvent en voyage. Mais heureusement, la maman ne volait que dans les environs et s’occuper de leur enfant.
Celui-ci s’appelait Danlalune. C’était un vent doux et rêveur, âgé de trois saisons. 
Comme tous les petits vents, Danlalune ne maîtrisait pas encore les mouvements de son corps d’air. Mais tandis que les vents de son âge s’entraînaient régulièrement pour devenir des sirocos, des blizzards, des mistrals ou des tramontanes, Danlalune passait son temps à contempler les oiseaux, les étoiles ou le ciel.    

Un jour pourtant, sa maman, inquiète pour son avenir, lui souffla dans l’oreille :
« Voyons mon petit, un jour tu seras grand alors il faudrait que tu commences dès maintenant à voler correctement sinon de quoi auras-tu l’air plus tard ? »
« Mais maman, répondit Danlalune, je sais déjà voler ! Et être un vent, ce n’est pas comme être le soleil qui doit nous tenir chaud sans nous brûler, ou comme les étoiles qui doivent scintiller pour nous montrer la beauté : ce n’est pas compliqué !»
« Ah tu crois ça, répondit sa mère, et bien va donc planer un peu dans les environs et nous verrons si tu te comportes comme un grand. ». Alors, comme Danlalune obéissait toujours à sa maman, il tourbillonna sur lui-même pour prendre de l’élan et s’envola.

.... A suivre