lundi 3 janvier 2011

Flûte le ver de terre ...

...qui prenait la vie du bon côté. 

Voici une histoire. Elle comporte de l'action, un héros, des "méchants". Mais personne ne meurt.         

Qu'en pensez-vous ..?
 J’en ai ras les antennes
De travailler pour une reine
Qui ne dit même pas merci
Dit un jour une fourmi.

J’en ai ras le cocon
D’attendre toute une saison
Pour que vienne l’éclosion 
Dit alors un papillon.

J’en ai ras mes courtes pattes
D’avoir une tête ingrate
Qui fait même peur aux rates
Ajouta une grosse blatte.

J’en ai ras ma paire d’ailes
Qui est si fine et si frêle
Que je ne peux atteindre le ciel
Compléta une coccinelle. 

 Moi ça va. 

Le papillon, la fourmi,
La blatte et la coccinelle
Sursautèrent
S’étonnèrent
Et ensemble se demandèrent :

Mais qui donc vient de parler ?

Mis à part Flûte, le ver de terre, il n’y avait personne autour d’eux !
Or, ce n’est pas Flûte, un ver de terre, qui pouvait être aussi heureux !

Pourtant celui-ci s’approcha des insectes et il prononça :

Je sais que je ne volerai jamais,
Je n’ai pas de reine à admirer
Je ne suis pas d’une grande beauté
Et mon corps ne changera jamais.
Mais ça va !

A nouveau, les quatre insectes
Sursautèrent
S’étonnèrent
Et demandèrent au ver de terre :

Quel est ton secret ?

Le vers de terre se redressa
Et dit de sa petite voix :
       
Ma maman m’a toujours dit :
Pour être heureux dans la vie,
Mon petit, il faut bouger,
Tourner, remuer, s’agiter,
Tanguer, sauter, se tortiller,
Tournicoter, se trémousser
Pour ne jamais perdre de vue le bon côté. 

Le bon côté ! Quel bon côté ? De quel côté veux-tu parler ?
Questionnèrent les quatre insectes qui faisaient tous une drôle de tête.  

Le bon côté de la vie !    

Sur ce, le ver virevolta, dodelina
Et s’en alla.
Voici, en guise d'illustration, une photo qui n'a aucun rapport : il s'agit d'un arbre à jouets. 
Du côté de l'Amérique centrale, on pense que suspendre ainsi des jouets dans un arbre éloigne les mauvais esprits. Bon. pourquoi pas. Après tout, ça égaie le paysage...
 
Chers lecteurs et chers lecteurs sud africains, je vous salue.